Mise en scène

Démarche artistique

 

J’ai fait mes premiers pas à l’âge de 10 ans sur les planches d’un des premiers théâtres d’avant-garde au Québec, qui abordait la création de façon expérimentale. Si, depuis, mes horizons se sont élargis, que ce soit par mon passage à l’École Nationale, à l'INIS (Institue Nationale de l'Image et du Son) ou au sein des théâtres institutionnels où j’ai joués, j’ai toujours eu une attirance naturelle pour les créateurs ayant une vision alternative. Bien que fortement attirée par des formes d’arts vivants qui font d’abord appel au corps (danse, arts du cirque…), mon amour pour les mots, pour les acteurs/actrices ainsi que le plaisir que j’ai à diriger ces derniers, m’ont amenée à chercher dans mon travail la symbiose entre la parole et l’image, l’hyperréalisme et l’impressionnisme, le dit et le non-dit, le rationnel et l’absurde.

 

Le travail

 

​Cette curiosité pour de multiples formes d’art a orienté ma démarche vers des structures créatives hybrides mêlant mouvement, texte et musique. Se sont insérés dans mon travail ce que j’appelle des « tableaux musicaux impressionnistes » que l’on retrouve dans la plupart de mes mises en scène. Ainsi, dans En attendant Cécile, les personnages transposaient dans des scènes absurdes à l’allure de « lipsync » leurs désirs cachés, leurs peurs. Dans L’amitié en 4 paiements faciles, j’ai exploré les zones plus obscures de l’amitié dans des tableaux musicaux chorégraphiés. L’intégration de ces entre-scènes hors du réalisme, permet de mettre en lumière de façon tangible ces émotions extrêmes qui existent entre les mots et qui en sont le moteur, et d’en explorer les limites.

 

La musique

 

​Imaginer un spectacle sans elle m’est impossible, car elle est intrinsèque à mon travail. L’écoute musicale est une partie importante du processus. Je me nourris de musiques de toutes sortes. Certaines s’imposent d’elles-mêmes, faisant jaillir des images qui m’inspirent ensuite les tableaux évoqués plus haut.